Final Cut Pro X : une révolution pour les professionnels du montage vidéo sur Mac ?
La présentation de Final Cut Pro X (FCPX), disponible sur le Mac App Store pour 299 $, a suscité des réactions mitigées. Si certains ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme, d'autres expriment des réserves quant à son orientation professionnelle.
Premières impressions et comparaisons
L'attente d'une formation adéquate pour maîtriser correctement FCPX, incluant les gestes appropriés et les raccourcis clavier, est une préoccupation partagée. Il est souligné que les comparaisons actuelles manquent d'objectivité, comparant un logiciel nouveau et différent à des outils établis sans une prise en main suffisante. L'idée est d'apprendre à s'en servir avant de porter un jugement définitif.
L'histoire des logiciels de montage vidéo rappelle des situations similaires. Il y a dix ans, le passage d'Avid à FCP 2.0 avait suscité des critiques : le logiciel était jugé moins professionnel, incapable de réaliser certaines tâches et destiné uniquement aux films de mariage, loin des standards de la télévision et du cinéma. Le prix inférieur à celui d'Avid était également perçu comme un indice de moindre qualité.

Fonctionnalités manquantes et évolutions
Il est reconnu que certaines fonctionnalités essentielles manquent encore dans FCPX, telles que le multicam et l'exportation EDL. Cependant, il est avancé que ces fonctions seront ajoutées dans de futures mises à jour ou que les usages évolueront, rendant obsolètes certaines pratiques comme l'exportation EDL ou l'utilisation de cassettes.
Concernant l'ouverture de projets créés avec FCP 7, la situation est jugée regrettable. Il est préférable que les projets FCP 7 restent dans leur environnement d'origine, car le fonctionnement différent de FCPX rendrait leur exploitation difficile.
Les gains de temps et les nouvelles fonctionnalités de FCPX
Si de nombreux commentaires listent les fonctionnalités manquantes ou les tâches qui prennent plus de temps avec FCPX, il est plus difficile de trouver une liste exhaustive des gains de temps et des nouvelles fonctionnalités réellement innovantes, au-delà des fonctions d'exportation basiques.
Un exemple concret de gain de temps est le travail sans rendu, une fonctionnalité qui peut considérablement accélérer le flux de travail. Ces améliorations, même mineures, justifient pour certains l'acceptation de la disparition de FCP 7 au profit de ce nouveau logiciel, qui aurait peut-être mérité un nom différent pour plus de clarté.

Avis de professionnels et perspectives
Il est conseillé de consulter les avis des bêta-testeurs, qui disposent d'un recul plus important. La présentation de FCPX a d'abord été saluée, mais des voix critiques se sont rapidement élevées. Matt Toder, par exemple, explique pourquoi FCPX ne lui semble pas destiné aux professionnels, le poussant à envisager de passer à AVID. Il déplore notamment l'absence d'un moniteur source, une lacune jugée irréparable.
Des professionnels du montage vidéo travaillant sous FCP ont également été interrogés. L'un d'eux, collaborant avec une célèbre chaîne cryptée, partage son avis.
Le point de vue du professionnel Mac et du graphiste
Pour les utilisateurs Mac et les graphistes travaillant fréquemment à domicile, l'interface de FCPX est jugée attrayante, reprenant les points forts de FCP : vignettes pour les effets, interfaces intuitives et de nombreuses fonctions "prêtes à l'emploi". FCP se distingue par son ouverture aux médias et aux formats, offrant un aspect positif en apparence.
Les limites pour un usage professionnel
Cependant, les améliorations "professionnelles" sont difficiles à évaluer face aux lacunes persistantes. Le positionnement d'Apple soulève des doutes quant à la destination de FCPX :
- Aucune mention de projets en réseau ou coopératifs.
- L'absence d'"encadrement des médias" : bien que FCPX soit ouvert à tous les formats, il peut encourager des habitudes d'importation désordonnées en milieu professionnel.
- L'éternel problème de l'"espace utilisateur personnalisé" n'est toujours pas résolu, et les versions successives n'ont apporté aucune amélioration dans ce domaine essentiel.
- Aucune information sur la gestion des projets longs de plus de 30 minutes.
Si l'ergonomie et l'intuitivité d'Apple sont appréciées pour le flux de travail graphique et d'effets, leur côté "désordonné" rend l'utilisation en production difficile. Cependant, la pleine mesure des capacités de cette version reste inconnue.
Configuration matérielle pour FCPX
L'utilisation de FCPX nécessite une configuration matérielle adéquate. Un MacBook Pro Retina, bien que coûteux, offre des performances élevées, potentiellement supérieures à celles des anciens Mac Pro d'entrée de gamme. Le coût total, incluant un écran approprié et d'éventuelles options, peut s'élever à 500-1000 € de plus qu'un iMac.
L'été dernier, l'acquisition d'un MacBook Pro 15 pouces fin 2011, équipé d'un SSD en remplacement du SuperDrive et de 8 Go de RAM, a été réalisée. Pour faire tourner FCPX de manière fluide, il est recommandé de disposer d'un bon GPU, d'un processeur Intel performant et d'un disque rapide pour les rushs. Il est possible d'augmenter la RAM jusqu'à 16 Go, contrairement aux recommandations initiales d'Apple.
Un utilisateur partage son expérience avec un MacBook Pro mi-2012 cadencé à 2,6 GHz, doté de 16 Go de RAM et d'un SSD Samsung 840 Pro de 512 Go, affirmant n'avoir rencontré aucun problème pour faire fonctionner FCPX.
Test de performance - Final Cut Pro X - MacBook Air Haswell Core I5 1,3Ghz
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